Faire route ensemble

Fluidifier, sécuriser, repenser

publié le 06.03.2017

Depuis 20 ans, les discussions et les projets se sont enchaînés en vue du réaménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau. Aujourd’hui, la mobilisation unanime de tous les acteurs (État, Département, Grenoble-Alpes Métropole) rend enfin possible la mise en œuvre d’un projet d’intérêt général, répondant aux besoins croissants de mobilité.

Le réaménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau va permettre de fluidifier la circulation, de fiabiliser et de réduire le temps de parcours des usagers de Grenoble, de sa Métropole, et des Isérois en général. La dynamique de ce chantier repose sur trois éléments clés : fluidifier, sécuriser, repenser.

Gouvernance

Pour mener à bien cet ambitieux projet, une gouvernance spécifique a été mise en œuvre. Dans ce cadre, le protocole d’intention signé en novembre 2016 par l’Etat, Le département de l’Isère, Grenoble-Alpes Métropole et AREA, a déterminé les instances qui se réuniront régulièrement jusqu’à l’achèvement des travaux.

Le Comité de pilotage, composé des signataires du protocole, est présidé par le Préfet de l’Isère :
– Il rend les arbitrages stratégiques et de parti pris d’aménagement, coordonne les procédures et la réalisation des opérations d’aménagement, gère la communication du projet, veille au respect des délais de réalisation, à l’obtention des autorisations et à l’instruction des demandes de dérogation par l’Etat.

Au sein de ce comité de pilotage, Grenoble-Alpes Métropole anime un groupe de contact composé des communes plus particulièrement concernées par le projet de réaménagement (Echirolles, Fontaine, Grenoble, Seyssinet-Pariset, Seyssins) ainsi que du Syndicat Mixte des Transports en Commun de l’agglomération grenobloise.

Le comité technique est composé des services de l’Etat, du Département, de Grenoble-Alpes Métropole et d’AREA :
– Il assure un suivi régulier d’avancement, prépare les arbitrages du comité de pilotage, opère la coordination de l’ensemble du projet.
– Il rend compte de l’avancement d’ensemble au comité de pilotage.

Le parti pris du dialogue

Le souhait des partenaires est de mettre en place une méthode faisant appel à l’information, la concertation et l’écoute des parties prenantes, au service de la co-construction de « l’autoroute du XXIème siècle » que chacun appelle de ses vœux pour l’agglomération grenobloise.

Sur le terrain, cette volonté s’est traduite dès le début de l’année 2017 par la constitution de l’équipe de Messagers, en charge d’écouter et de relayer les points de vue des usagers et des riverains de l’A480. En tout, plus de 670 personnes ont pu apporter leur point de vue sur leurs attentes liées à l’A480.

En juillet, les partenaires ont organisé des réunions d’information à Grenoble, Fontaine et Echirolles. Plus de 300 personnes y ont assisté. Des ateliers participatifs ont permis de recueillir des propositions sur des zones à aménager à proximité de l’A480. En 2017 et 2018, ce travail partenarial se poursuivra avec celles et ceux qui souhaiteront s’y associer.

Une ambition au service du territoire

Autoroute urbaine très spécifique, l’A480 intègre sur une longueur de 7 km, 6 entrées et sorties. 85 % de son trafic est constitué de trajets locaux.

Le réaménagement vise à redonner de la fluidité à l’A480, tout en améliorant les systèmes d’échanges avec les autres voies de circulation connectées avec l’A480. Cela est particulièrement évident/visible/important pour le Rondeau, mais concerne également les nombreux autres échangeurs situés sur le tracé de l’A480.

Le réaménagement se traduira de façon globale par une baisse et une fiabilisation des temps de parcours. Les études de trafic ont permis de calculer que la durée moyenne actuelle de trajet entre Saint-Égrève et Claix est de 35 min. Suite au réaménagement, elle baissera aux alentours de 12 min.

En ce qui concerne l’échangeur du Rondeau, l’objectif majeur est de résoudre les dysfonctionnements pour fluidifier le trafic à l’approche de l’échangeur. Actuellement, aux heures de pointes du soir, les véhicules se déplacent à moins de 30km/h. Si rien n’est fait, la situation continuera à se dégrader et les périodes de congestion forte ( à moins de 15km/h) vont s’allonger. L’aménagement du Rondeau permettra de supprimer les périodes de congestion forte (à moins de 15km/h).

Les nombreux aménagements qui seront effectués, se feront dans un environnement particulièrement contraint en termes d’espace, et avec la nécessité de limiter au maximum les nuisances pour les usagers et les riverains. Par ailleurs, les travaux seront organisés de façon à minimiser l’impact sur l’activité économique.

De façon concrète, le réaménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau correspond à la mise à 2×3 voies de l’infrastructure autoroutière, en maintenant les portes Nord (bifurcation A48/N481) et au Sud du Rondeau dans leur configuration actuelle, à deux fois deux voies. Ces « verrous » Nord et Sud permettront de ne pas augmenter des flux d’échanges et de transit sur la section urbaine de l’autoroute A480.

Les principaux réaménagements prévus sur l’A480
En jaune : AREA maître d’ouvrage            En bleu : DREAL Auvergne Rhône-Alpes maître d’ouvrage
(C) Idix juin 2017

Le réaménagement de l’échangeur du Rondeau dissociera les flux de circulation. Pour y parvenir, une tranchée couverte de près de 300 mètres de long sera construite. Les flux locaux circuleront sur la dalle de cette tranchée (illustration ci-dessous), alors que les flux de transit passeront en dessous.

En complément de cette tranchée, un élargissement à deux voies de la bretelle d’accès depuis l’A480 Nord sera réalisé. Enfin, une passerelle dédiée aux modes doux sera créée.

Vue d’artiste du futur aménagement de l’échangeur du Rondeau (DR)
Schéma de circulation de l’échangeur du Rondeau suite à son réaménagement
En rouge : les flux locaux            En bleu : les flux de transit
(C) Idix juin 2017

Éviter, réduire, compenser

Ces aménagements majeurs s’effectueront avec le souci constant de réduire les nuisances. En matière de bruit, de pollution de l’air et de l’eau, de préservation de l’environnement, tout comme d’intégration paysagère et de nouveaux aménagements.

Les partenaires partagent également la volonté de promouvoir, sur et autour de l’A480, le développement de modes de déplacements doux, de transports en commun et du co-voiturage.