Repenser

Le réaménagement de l’A480 et de l’échangeur du Rondeau offre l’occasion unique de repenser la relation entre cette autoroute urbaine, la ville, ses habitants et les écosystèmes naturels avoisinants. Repenser cette relation c’est également mettre sur pied des solutions innovantes, basées sur des transports multimodaux et faisant une place aux nouvelles technologies au service des usagers.

publié le 20.06.2017

Environnement

« Éviter, réduire, compenser » : l’objectif est de limiter au maximum les impacts de ces infrastructures et de la circulation qu’elles supportent sur le cadre de vie des riverains ainsi que sur l’environnement.

La réflexion et les projets menés en la matière concernent prioritairement quatre enjeux-clés :

– Le bruit
Parce que le bruit et les nuisances sonores sont des éléments constitutifs majeurs de la qualité de vie, les partenaires de l’A480 ont souhaité adopter une démarche particulièrement volontariste et aller au-delà des exigences réglementaires. Alors qu’aujourd’hui seuls 800 mètres de l’autoroute sont équipés d’écrans acoustiques, le projet vise à en installer près de 6000 mètres.

Afin d’assurer une intégration paysagère optimale et d’éviter une trop grande monotonie, ces écrans seront aménagés et rythmés de diverses façons, certains seront notamment végétalisés et contribueront à absorber une partie de la pollution de l’air.

– L’eau
Compte tenu de son ancienneté, le réseau actuel d’assainissement est vétuste et ne répond plus aux normes environnementales en vigueur. Les eaux de ruissellement se répandent aujourd’hui directement dans le Drac. Les travaux permettront une collecte des ces eaux dans des bassins conçus à cet effet, où elles seront traitées. En cas d’accident, ce dispositif évitera de plus tout rejet (huile, hydrocarbures…) dans la nature.

– L’air
Malgré une circulation qui devrait s’accroître par le retour probable des automobilistes locaux qui contournent aujourd’hui l’A480 du fait de son encombrement, les études montrent une amélioration de la qualité de l’air à la fois sur l’autoroute et dans les communes limitrophes. Cela s’explique par la plus grande fluidité de circulation grâce au réaménagement des voies et connexions, et la modération de vitesse.

– La biodiversité
Si dans le cadre des travaux, des habitats naturels d’animaux, tels que le castor, ou des végétaux protégés (inule de Suisse…) sont détruits, ils seront recréés le plus près possible du lieu de leur implantation initiale. Les mesures de compensation feront l’objet d’un dialogue et d’une concertation avec les parties prenantes concernées.

Innovation

Le projet d’aménagement intègre des services aux usagers, afin de permettre et favoriser le déploiement de modes de transports collectifs et de les simplifier : connexion avec les trajets bus, zones de covoiturage, appli mobile, qui rendront la traversée de l’A480 plus efficace et plus agréable.

Véritable autoroute du XXIsiècle, l’A480 permettra, dès sa mise en service, l’accueil et l’utilisation efficiente des véhicules connectés, puis des véhicules autonomes à horizon d’une dizaine d’années.

Sans compter la tranchée couverte au niveau du Rondeau, ce sont plus de 6 km d’écrans acoustiques qui seront installés sur l’ensemble du trajet de l’A480. Près de la moitié du parcours verra une réduction de son empreinte acoustique.

Une démarche participative

C’est dans ce même esprit de co-construction que des ateliers participatifs se sont tenus à l’occasion des réunions publiques organisées en juillet dernier à Grenoble, Échirolles et Fontaine. Ces ateliers ont eu pour objet de concevoir avec le public un certain nombre d’aménagements sur et à proximité de l’A480.

Pour ce faire, les partenaires ont défini 6 zones géographiques à la réflexion des usagers et des riverains.

Ce travail de réflexion et de propositions sera poursuivi avec les personnes volontaires en 2017 et 2018 afin de déboucher sur des mises en œuvre reflétant les attentes effectives des publics.

Voir article : Des ateliers participatifs